Les syndicats se mêlent au débat

240 représentants syndicaux venus de tous les continents © DR/ccas

240 représentants syndicaux venus de tous les continents au Conseil économique et social © DR/ccas

Réunis les 14 et 15 septembre à Paris, 240 représentants syndicaux ont revendiqué la mise en œuvre d’une transition écologique socialement juste.

« Votre rôle sera déterminant » dans la lutte contre le dérèglement climatique. Mardi 15 septembre, dans l’enceinte du Conseil économique, social et environnemental (CESE), le ministre des affaires étrangères et président de la COP21, Laurent Fabius, multiplie les formules de soutien et de confiance à l’adresse des organisations syndicales. Un soutien qui laisse certains sceptiques, les syndicats n’étant, à leur goût, pas suffisamment associés aux travaux de préparation à la conférence mondiale sur le climat.

A 77 jours de cette conférence, des représentants syndicaux venus de 35 pays se sont donc réunis pendant deux jours à Paris, à l’initiative de la Confédération syndicale internationale (CSI) pour un sommet sur le climat. Autour d’un slogan choc : « Pas de travail sur une planète morte. » Une manière de d’affirmer que les intérêts des travailleurs ne peuvent que converger avec la protection de l’environnement. Oui à la transition écologique, mais une transition juste qui préserve les emplois !

Face au ministre, les syndicalistes ont brandi un document-manifeste présentant les trois priorités pour la COP21 : réaliser le potentiel d’emplois que représente l’action sur le climat ; tenir les engagements financiers pour les pays les plus vulnérables * ; et s’engager à assurer une transition jute pour les travailleurs. « Vos trois demandes, je les soutiens », réplique Laurent Fabius, signant le document devant l’assemblée.

Si le réchauffement climatique bouleverse l’existence de millions de personnes contraintes à l’exil, l’effritement des industries émettrices de gaz à effet de serre (charbon, pétrole et gaz, en particulier) met aussi sur la paille de larges contingents de travailleurs. D’où l’urgente nécessité d’une transformation industrielle soutenue par des politiques publiques ambitieuses. « Les travailleurs ne choisissent pas les emplois qui détruisent l’environnement. Il est injuste qu’ils en payent le prix », plaide Brian Kohler, directeur développement durable de InstriALL, organisation syndicale internationale représentant 50 millions de travailleurs des secteurs miniers, manufacturier et de l’énergie.

« Vous avez un rôle à jouer, à condition qu’on vous le laisse jouer », poursuit le chef du Quai d’Orsay. « Quand nous parlons aux patrons européens, ils ne sont pas d’accord avec nous », déplore Bernadette Ségol, secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats (CES). Pour eux, « c’est soit la croissance, soit l’environnement ». Très critiquées par les participants, les multinationales sont accusées de dumping social et environnemental. « Les accords commerciaux ne sont pas des accords commerciaux, lance David Boys, secrétaire général adjoint de l’Internationale des services publics (ISP). Ce sont des accords faits pour augmenter les bénéfices des multinationales » (voir notre interview vidéo de Susan George). Mettre en cohérence changement climatique et accords commerciaux : tout un programme…

Si le dialogue social avec les grands patrons est difficile, d’autres alliances plus fertiles sont possibles. « Pendant la COP, nous serons avec les mouvements sociaux. Nous sommes la société civile », rappelle Francis Cabezos, du syndicat espagnol CCOO. « Cette alliance avec les mouvements sociaux est très importante », insiste Joao Felicio, président de la Confédération syndicale internationale, en clôture du Sommet.

* Les pays développés se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars d’ici 2020 au profit des pays les plus pauvres.

1 Commentaire
  1. DAUSQUE 3 années Il y a

    BONJOUR. ce qui est intéressant? ce sont les même qui aujourd’hui crient au charron QUI sont soit les descendants, soient les acteurs de la pollution. Dans le nord les canaux ont été utilisés par les industriels qui ne les ont jamais entretenus. Dans certains endroits les boues sont quasiment du minerai (de métaux lourds, excusez du peu) mais c’est a nous les prolos de payer pour les fautes des « maitres de forge ». Autre point passé sous silence, dans les années 50/60 EDF a étudié l’éolien , dans les landes me semble t il, pourquoi les dirigeants d’alors n’ont ils point anticipés le devenir de cette filière? La peur de déplaire aux banquiers actionnaire de Babcock & wilcox, ala famille d’une épouse très haut placé dans le palais de la république? Bref j’en ai ras la casquette de payer pour des conneries décidées par d’autre grassement payés et dont le déroulement de carrière ne fut pas comme pour nombre d’entre nous, a savoir presque plat! bonsoir!

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