Être présent pour l’histoire

Ajaccio : place du Diamant. Un groupe de jeunes gens se dirigent vers la salle de projection des 16e Rencontres Cinéma Histoire. ©S.Chyrek/CCAS

Les 16è Rencontres cinéma histoire se sont déroulées du 11 au 14 avril à Ajaccio et Marinca-Porticcio. Quatre journées de projection et de débats essentiels organisées par les Amis de la Résistance en Corse-du-Sud (Anacr 2A) en partenariat avec la CCAS et la CMCAS Corse.

Quatre-vingt-dix années d’une vie de combats n’ont fait que renforcer leur détermination. Noëlle Vincensini et Jacqueline Wroblewski, anciennes résistantes, assistent à la soirée inaugurale. Dans une semaine, Noëlle accompagnera seize lycéens à Ravensbrück, où elle a été déportée à 17 ans. Elle se souvient surtout de « la solidarité de (s)es compagnes et de leur volonté de résister contre le dessein de ceux qui voulaient réduire toute humanité en nous ». Si la programmation 2017 fait la part belle à l’histoire corse, elle montre aussi un aspect méconnu de la Résistance allemande avec ‘Sophie Scholl, les derniers jours’ (guillotinée à 21 ans par les nazis) et ‘Elser, un héros ordinaire’, film retraçant l’histoire de l’homme qui faillit réussir un attentat contre Hitler.

L’association Anacr 2A s’est assignée pour mission de faire vivre la mémoire de cette période, notamment auprès des jeunes. Au cours de l’année, ses membres organisent des conférences-débats en milieu scolaire, des visites sur des lieux de mémoire, des projections, etc. Un retour sur le passé salutaire destiné à « lutter contre les tentatives de nier les crimes du fascisme et de la collaboration, et contre la résurgence des idées xénophobes et racistes ».

Les questions fusent

Première séance le lundi matin : ‘le Journal d’Anne Frank’, dessin animé de Julian Y. Wolf. Une centaine d’élèves de CM1 et CM2 des écoles Sampiero, Alata et Loretto d’Ajaccio a assisté à la projection et les questions fusent : « Pourquoi la famille n’a-t-elle pas résisté lorsque les Allemands sont venus l’arrêter ? Est-ce vrai que Hitler était juif ? Pourquoi on n’a pas tué Hitler ? Comment Anne est-elle morte ? »

« Notre but est d’apporter une connaissance des mécanismes de l’histoire qui peuvent aussi éclairer le présent. », explique Ophir Levy, animateur du débat et docteur en histoire du cinéma à l’université Paris I. Paule Martinetti, administratrice de la CMCAS Corse, rappelait le sens du partenariat qui lie l’Anacr à la CCAS : « La CCAS est issue du Conseil national de la Résistance, l’Anacr est chez elle chez nous. Ce cycle cinéma histoire est essentiel : pour savoir où on veut aller, il faut savoir d’où l’on vient. »

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