Projet éducatif : week-end d’échanges à Capbreton

Matéo Boudinot, 11 ans, et Lucas Martin, 10 ans, originaires de Pau ©S.Sisco/CCAS

Une cinquantaine de jeunes a participé à un week-end d’activités et de réflexion sur la réactualisation du projet éducatif des électriciens et gaziers, les 10 et 11 septembre derniers à Capbreton (Landes).

Au début du mois de septembre, une cinquantaine de jeunes a passé un week-end sous le (très) chaud soleil de Capbreton. Au programme, des cours de surf dans les rouleaux de l’Atlantique, de l’accrobranche, des balades entre pins et dunes. Mais pas seulement. Mis à contribution pour la réécriture du Projet éducatif des électriciens et gaziers, chacun a contribué à étoffer les valeurs cardinales qui pourraient bien figurer dans leur prochain projet éducatif, au cours d’un « apéro-forum ».

Les valeurs en débat

Aux côtés des piliers des Activités Sociales – justice, dignité et solidarité – la fraternité, la laïcité, la liberté, la culture et le patrimoine ont été citées, et pourraient bien enrichir le cadre des actions en direction des enfants et des jeunes. Elus et salariés des Activités Sociales ont aussi cherché à savoir comment les jeunes comprenaient les trois valeurs cardinales des Activités Sociales. « Le sens de la justice n’est peut être pas le même pour eux que pour nous, adultes, explique un élu au cours des échanges. Il en va de même pour la dignité et la solidarité. Et, d’ailleurs, comprennent-ils tous ces mots ? »

« Les valeurs de la CCAS sont importantes, explique Margot Cadis, 15 ans, originaire de Mont-de-Marsan. Elles ont lieu d’exister, de perdurer, et d’être respectées et intégrées par tous. L’égalité, la liberté, la laïcité sont d’autres valeurs qui me plaisent et qui sont importantes. » « La solidarité, c’est aider les autres, être solide, comme dans une équipe de foot » renchérissent Matéo Boudinot, 11 ans, et Lucas Martin, 10 ans, originaires de Pau. « Pour moi, indique Baptiste Laporte, 16 ans, originaire de Tarbes, la justice se traduit par l’égalité des chances, il ne peut y avoir de favoritisme. »

« On a souhaité un panel de jeunes de 10 à 17 ans, ce qui est assez rare dans nos séjours, commente Benoît Labadie, président de la commission activités au conseil d’administration de la CMCAS Bayonne. On voit que les grands aident les plus jeunes à passer un bon moment, et les incitent à partir en vacances l’année suivante. »

De nouvelles pistes

Après la douche et en attendant les pizzas, de nouvelles pistes ont ainsi été étudiées en écoutant attentivement les interrogations et les demandes des 10-17 ans. Lesquels perçoivent plus ou moins finement la société d’aujourd’hui, dans laquelle ils s’intègrent peu à peu. Pour mieux imaginer et façonner celle de demain. « Personnellement, et parce que je suis en première S, science de l’ingénieur, je m’interroge sur les technologies » confie Baptiste. « On n’est plus solidaire, déplore Margot. J’aimerais qu’on soit soudés comme dans les épreuves que l’on a pu vivre et qu’on le reste. Que ce ne soit pas juste un moment puis qu’on arrête tout. » « On aimerait bien qu’il n’y ait plus la guerre, espèrent Mateo et Lucas. Que ça s’arrête et que tout le monde vive en paix, pour vivre plus longtemps ».

La remise de copie est prévue en décembre, à l’issue d’une assemblée citoyenne regroupant l’ensemble des CMCAS et des jeunes de régions.

La proximité, un enjeu pour les Activités Sociales 

Passé le temps des vacances et des colos estivales, ce week-end landais aura été une pierre de plus à l’édifice de ces rencontres régulières, placées sous le signe de la proximité en centres jeunes et adultes. Initié depuis quatre ans à la CMCAS Bayonne, rejointe la CMCAS Bearn-Bigorre, ce type de séjour offre une thématique autour des cultures alternatives et urbaines (surf, skate, graffitis, street art) qui plait de plus en plus aux jeunes.

« La proximité est très importante dans nos territoires, insiste Benoit Labadie, président de la SLVie de Mont-de-Marsan à la CMCAS Bayonne. Le nôtre va de Hendaye, au sud, jusqu’à Biscarrosse, au nord. Même si ce n’est pas facile, il nous faut regrouper nos forces et travailler main dans la main, comme nous le faisons ici avec la CMCAS Bearn-Bigorre. Rester digne, c’est ne pas baisser les bras devant les attaques sur le modèle d’activités sociales que l’on a aujourd’hui. »

Images : Stéphane Sisco

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