Colo « festival Cabaret vert » : 16 ados bénévoles dans les Ardennes

Colo CCAS au festival ardennais "Cabaret vert", destinée aux ados de 15 à 17 ans. ©Didier Delaine/CCAS

Colo CCAS au festival ardennais « Cabaret vert », destinée aux ados de 15 à 17 ans. ©Didier Delaine/CCAS

Une première. Du 23 au 26 août, le Cabaret vert, festival haut en couleur de Charleville Mézières, a offert quatre jours de musique, de BD, de cinéma, de gastronomie… bref ! quatre jours de découverte à une colo 15-17, venue « s’enjailler » tout en apportant leur contribution.

Pas besoin d’avoir son chamois d’or pour dévaler les nombreuses pistes menant aux quatre scènes du festival Cabaret vert. Un vocabulaire tout en neige pour un événement lové en plein cœur des Ardennes, massif le plus vieux d’Europe. Si la poudreuse n’était pas au rendez-vous, tous les autres éléments étaient réunis pour nous faire passer un bon moment. Sur un terrain abritant autant de spécialités gastronomiques que de bons mangeurs (c’est pour vous dire), on dépoussière l’habituel croque-monsieur pour vous le faire déguster au maroilles. De quoi en faire tomber plus d’un. Une volonté, portée par le festival et son association FLaP, d’offrir à cette région des lauriers bien mérités grâce au savoir-faire et au savoir-être de ses habitants.

Kikesa en grande forme pour préparer les fans de rap à l’arrivée de Moha La Squale, samedi 25 août. ©Didier Delaine/CCAS

Dans ces lieux, le festival se vit comme une expérience globale. La musique majoritairement représentée par ses différents protagonistes, des papas du rap de NTM au blues de Seasick Steeve (l’Ardennais aime le risque) laisse aussi place à d’autres formes d’art comme la bande dessinée, qui s’offre pignon sur Cabaret Vert avec son propre festival. Et comme l’Ardennais aime construire son avenir, il offre au Cabaret une image de grand géant vert : présence de producteurs locaux, tri, produits recyclables et compost, rien d’étonnant à le voir arborer le label d’éco-festival.

Quand les ados déboulent au festival

C’est donc sous les meilleurs auspices qu’a pu se clôturer la colo thématique de 16 jeunes, logé·es depuis le 16 août à Rumel, à deux pas du festival, venu·es taper du pied et épauler les 2000 bénévoles de l’événement.

À l’origine de ce nouveau séjour, qui vient rejoindre les colos 100% festivals déjà organisées à Avignon, en Bretagne, en région PACA ou encore Savoie, deux hommes : Aurélien Joly, agent Enedis à la direction territoriale Champagne, administrateur de l’association FLaP et bénévole pour le Cabaret, et Gilbert Vannet, président de la CMCAS Ardennes Aube Marne.

À dr., Aurélien Joly, agent Enedis ; à g., Gilbert Vannet, président de la CMCAS Ardennes Aube Marne et Julien Gaquerre, directeur de la colo. ©Didier Delaine/CCAS

Dialoguant sur les différents séjours proposés à la CMCAS, la question se pose pour Aurélien : pourquoi ne pas organiser un évènement ici, sur leur terre ? La solution apparaît comme une évidence : il faut profiter du Cabaret vert, festival centralisateur de talents nationaux et régionaux ! Chose dite, chose faite, l’Ardennais n’a qu’une parole qu’on se le dise.

La base était là, il n’y avait plus qu’à ! Sous l’égide de Julien Gaquerre, directeur de séjour jeunes et élu de la CMCAS Littoral Côte d’Opale, la colo des 15-17 ans s’est soldée en beauté par une participation active à l’évènement. Active ? Mais comment ? On leur a posé quelques questions. Pour ceux qui disent que l’adolescent·e n’est pas prolixe, c’est que vous n’en avez jamais amené un·e dans un festival !

Une belle complicité s'est nouée entre Mathilde et Julie au rythme des activités et de leur intervention sur le festival. ©Didier Delaine/CCAS

Une belle complicité s’est nouée entre Mathilde et Julie au rythme des activités et de leur intervention sur le festival. ©Didier Delaine/CCAS

Julie, 17 ans : Je me suis sentie adulte !

En colo, on fait toujours plein d’activités, mais celles proposées par ce séjour ont retenu mon attention. Je connaissais déjà les festivals pour avoir déjà fait celui de Soulac-sur-Mer et celui des Kampgan’arts, et j’avais adoré l’ambiance. Le bénévolat est un vrai plus. L’investissement et les responsabilités données nous ont certainement poussé·es à être plus autonomes. Au départ, on nous surveillait beaucoup, mais au fur et à mesure, on nous a fait confiance. On a pu se rendre par petits groupes sur différentes scènes en fonction de nos préférences. Je me suis sentie adulte !

Mathilde, 17 ans : On nous a fait confiance.

C’était mon premier festival et ça m’a beaucoup plu ! Sauf que nous n’étions pas de simple ados venant s’amuser, nous avons apporté notre contribution. On partage de vrais moments en aidant concrètement à l’organisation : nous avons confectionné un totem pour animer l’espace des bénévoles du festival, et des barrières en palette sur le site. Nous avions chacun·e nos places et notre rôle. On nous a fait confiance, on nous a donné des missions. Comme le dit Julie, on se sent grandi·es après cela… Cette colo m’a donné envie de refaire du bénévolat, et de revenir en festival bien sûr !

Kelly, Antonin et Camille nous ont accordé quelques minutes durant leur sondage. À les voir au travail, on oublie bien volontiers les clichés sur la nonchalance et la timidité légendaires des jeunes adultes. ©Didier Delaine/CCAS

Antonin, 16 ans : « Ce n’est pas évident de gagner un peu de liberté. »

« Avec Kelly, ma copine, nous cherchions à partir ensemble. On est jeunes et ce n’est pas évident de gagner un peu de liberté. On a repéré cette colo, puisqu’on adore la musique et plus particulièrement DJ Snake et Charlotte de Witte, tous deux à la programmation du Cabaret. On y a rencontré Camille, notre alliée pour aller taper du pied ! Avant le festival, on a nous-mêmes programmé des activités comme le bowling ou encore le parc Walibi en Belgique. C’était super ! J’aurais aimé travailler comme bénévole auprès de personnes en difficultés, mais j’y reviendrai un jour. Au moins ça m’a donné le goût de ! »

On prête facilement une épaule ou un dos pour relever les sondages avant de les retranscire sur ordinateur dans des salles spécialement prêtées par le festival. Un travail d’équipe ! ©Didier Delaine/CCAS

Un résultat sans appel : les jeunes de la colo tout comme les responsables saluent à l’unanimité la réussite pleine et entière de ce beau projet. Rendez-vous est pris en 2019 pour Gilbert, Aurélien et Julien qui souhaitent tous trois réitérer l’expérience. Pourquoi pas cette fois en y incluant la perspective d’échanges entre régions : la participation à un festival au mois de juin, et la revanche à domicile, au mois d’août au Cabaret Vert ! Et comme le monde de la CCAS ne manque pas de bonnes intentions (et de festivals d’ailleurs), on resigne sans hésitation pour entendre à nouveau parler des Ardennes et rejoindre les quelques 94 000 festivaliers qui s’y sont déplacés cette année. Ainsi conclut Gilbert Vannet, président de la CMCAS Ardennes Aube Marne : « Il y avait derrière tout cela un vrai challenge qui reste à compléter et à renforcer pour faire encore mieux. »

Les jeunes ravis de leur expérience bénévole dans un festival. ©Didier Delaine/CCAS

Les jeunes ravis de leur expérience bénévole dans un festival. ©Didier Delaine/CCAS


lien vers site jeunes

Colos, CESU, soutien scolaire, BAFA… Tout pour les jeunes et leur famille dans la rubrique Jeunes du site ccas.fr

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