Les Eau’rageuses prennent la scène

Les Eau'Rageuses ©JulieGarcia

Les Eau’Rageuses ©JulieGarcia

Groupe féminin engagé au croisement de plusieurs styles musicaux, les Eau’rageuses appréhendent la scène comme un laboratoire d’absolue liberté.

Leurs rythmes alternent entre jazz et bossa, leurs textes, en portugais, anglais ou français, sont chantés ou parfois scandés façon slam. Très complices sur scène, elles occupent l’espace en toute liberté, s’écoutent, se répondent, des cris fusent, des sourires d’encouragement saluent la performance de l’une ou l’autre, le micro comme les instruments changent parfois de main. De l’eau, Catarina, la chanteuse et « bruiteuse », Aria, la batteuse, Lori, la guitariste, et Eli, la bassiste, ont assurément la fluidité et la capacité à transporter, voire à emporter. Car les paroles de leurs chansons, inspirées d’expériences personnelles et du contexte politique et social, sont parfois des cris de colère où la rage s’exprime sans retenue. Et tant pis si ce n’est pas ce que l’on attend habituellement de femmes qui chantent.

« Déconstruire les normes de genre et ne faire aucune concession » est un principe auquel ces féministes ne dérogent pas. Bien décidées à ne rien s’interdire et surtout à ne rien se laisser imposer, elles choisissent avec attention les lieux où elles se produisent, prennent leur temps, décident de leur tempo… Jalouses de leur indépendance, elles entendent tracer leur route en échappant aux contraintes imposées par le circuit traditionnel de l’industrie musicale… Elles vivent la musique comme un
espace qui leur permet de libérer leur énergie sans être bridées, et même d’exploser si l’envie leur en prend ! D’ailleurs, quand un de leurs concerts est prévu en plein air, « l’orage n’est jamais loin, le temps est souvent menaçant », confient-elles  en riant avant d’ajouter : « Mais après la pluie, le tonnerre, les éclairs et la foudre, la nature est souvent apaisée et le soleil reparaît dans une lumière toute particulière. » Et si Eau’rageuses avait le don de faire fleurir les arcs-en-ciel et de rendre réel ce microclimat auquel pas mal de femmes et, espérons, d’hommes aussi, aspirent ?

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