Les ours sortent de leur grotte

On estime qu’il reste 200 000 ours bruns et 26 000 ours blancs dans le monde. ©Anne Samson Communications

C’est au Muséum national d’Histoire naturelle au Jardin des Plantes de Paris que l’exposition « Espèces d’Ours ! » se dévoile sur plus de 250 m² jusqu’au 19 juin prochain. Une occasion de sortir de sa caverne pour découvrir la famille des ursidés dans tous ses aspects grâce à des dispositifs captivants. 

Il suffit de contempler le visage des visiteurs pour comprendre à quel point la naturalisation des ours conserve le côté impressionnant de la bête. Mieux vaut se retrouver devant un ours au musée qu’en pleine nature. Le face à face avec les 8 plantigrades se fait dès le départ de l’exposition avec des explications sur leurs caractéristiques propres. Le visiteur découvre la famille des ursidés en explorant cinq thèmes afin de retracer son parcours et penser son avenir.

C’est en admirant le majestueux ours blanc ou encore le grand panda que l’image du nounours en peluche s’efface. A travers l’ours lippu principalement observé en Inde, l’imaginaire laisse place à la réalité : on se rend compte que Baloo est moins attendrissant que dans les dessins animés. L’exposition aboutit sur un groupe de quatre ours empaillés qui ont appartenu à l’Histoire du Muséum dont le célèbre Martin, icône du zoo du Jardin des plantes du haut de ses deux mètres vingt-huit, mort en 1901.

Costume d’ours porté lors de la Diablada, fête traditionnelle bolivienne. ©Anne Samson Communications

L’abominable homme des neiges

Depuis toujours, l’ours inspire la crainte et le respect. La découverte de dessins et de sculptures de l’époque paléolithique en dit long sur l’origine de cette fascination.

Nombreuses sont les légendes inventées autour de la bête sauvage. La plus répandue est celle du yeti, créature himalayenne qui effraie les plus anxieux. D’autres mythes du monde sont à découvrir notamment ceux qui voient une hybridation entre l’ours et l’homme.

Le musée permet de rendre compte que selon les cultures, le statut de l’ours n’est pas le même. Les peuples de l’Ouest du Canada, les Haidas, vénèrent l’ours et le font figurer sur des totems. Chez les Inuits, l’ours blanc occupe une place mythique puisqu’il est, selon eux, l’ancêtre des Hommes. Des rituels et des cérémonies autour de l’ours sont préparés afin d’apaiser la colère de l’insociable bête et d’assurer le bon déroulement des chasses par exemple.

Les ursidés ont même leurs propres festivals comme à Oruro en Bolivie. Les habitants organisent à chaque fin d’été une fête traditionnelle opposant le diable et les anges dans laquelle des hommes déguisés en ours interagissent avec le public afin d’attirer le vent et la pluie.

L’ours est également beaucoup représenté dans l’art. D’ailleurs, les étonnantes sculptures de François Pompon et les estampes de Jean-Jacques Grandville concluent la visite.

Durant la Préhistoire, l’Homme et l’ours se battaient entre eux pour l’occupation des grottes. ©Anne Samson Communications

Un avenir incertain

L’ours que nous connaissons aujourd’hui n’a pas toujours été le même génétiquement. Les misanthropes étaient bien plus imposants à la préhistoire : jusqu’à 3,5 mètres pour 1 000 Kg. Parallèlement, il connait une histoire chargée dans le temps et dans l’espace. « Espèces d’Ours ! » rend compte de cette évolution par l’intermédiaire des plus anciens fossiles, des squelettes, des vidéos interactives et d’autres procédés qui fascinent les visiteurs de tous les âges.

L’exposition ambitionne également de sensibiliser le public là ou l’expression « souffrir comme un vieil ours en cage » prend tout son sens. Le féroce est parfois transformé en bête de foire afin d’amuser le public ce qui exaspère les défenseurs des droits des animaux. Après avoir été persécuté pour sa fourrure, l’avenir des ours est menacé par les effets du développement humain qui empiète tous les jours un petit plus sur leur espace de vie et qui les mènent progressivement à s’éteindre.

Espèces d’Ours !, au Muséum national d’Histoire naturelle (Paris 5e)
jusqu’au 19 juin 2017
en partenariats avec la CCAS.
Tarif : 9 euros pour les 4-25 ans (et autres tarifs réduits) au lieu de 11 euros.
Gratuit pour les moins de 4 ans.
Bénéficiaire des Activités Sociales ? Profitez des avantages tarifaires sur l’espace culture et loisirs de la CCAS. L’exposition peut être complétée par un « Parc’Ours » proposé par le Jardin des plantes qui comprend 5 points de repères dont une exposition supplémentaire de photos et la visite de la ménagerie.
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